La demeure de Manon
 
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 Journal d'une Maman pas comme les autres

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Brewen
Tony Micelli
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:43

[31 Janvier 1460-Le vestibule puis la chambre]


Médecin-herboriste n° 1 dans la place…
J’écoutais les instructions, de l’eau chaude, des linges propres, la porter dans sa chambre… Première étape, écrire à Légolas. J’attrapai une plume et un morceau de parchemin dans la cuisine et commençai à griffonner quelques mots à l’attention de l’herboriste d’Airain.


Citation :

Sieur Légolas.

J’ai besoin de votre aide. Coxynel n’a pas l’air d’aller bien.
Venez vite à Ussy s’il vous plait.

Brewen Peulvan.

Missive attachée à la première patte du pigeon trouvé dans le pigeonnier avec comme ordre de trouver un blondinet, et le bon, celui qui soigne, pas celui qui forge.

Je retournai rapidement dans la cuisine pour remplir deux grandes marmittes et les poser sur le feu. Cela fait je me retournai dans le vestibule où Hersent donnait les premiers soins à la bonbonnière. Une fois terminée, je le relevai un peu, l’appuyant sur mon épaule, la maintenant par la taille.


Le pigeon s'est envolé avec la missive demandant Sieur Légolas. Sa chambre est au premier étage. Suivez-moi, Dame Hersent.

Coxynel était toujours amorphe et ne semblait pas vouloir se réveiller. Nous gravîmes les escaliers lentement. Je fis bien attention à ne pas trop la secouer, la soutenant le plus que je pouvais mais, l’enfant qui l’habitait, les tonnes de sucreries qu’elle avait ingurgité ces derniers mois et son inconscience, faisait d’elle un poids mort.

D’un coup de chausse, j’ouvris la porte de sa chambre qui je le compris avait été quelques heures plus tôt le lieu où ma maîtresse avait orchestré l’acte qu’elle venait d’essayer de commettre. Je l’allongeai délicatement sur le lit, la déchaussai puis lui ôtai sa robe et ses dessous mouillés que je jetai dans un coin de la chambre. Je couvris ensuite son corps d’une ample chemise blanche propre et la borda d’une couverture afin que l’endormie se réchauffe.

J’abandonnai l’herboriste Bourmontesque pour récupérer l’eau chaude. Eau versée dans deux grandes bassines qui en deux allerz-retours furent montées dans la chambre et accompagnées de plusieurs serviettes.

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Coxynel
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:50



Légolas a écrit:
[Grande Maison d’Airain à Jouarre]

A la demande d’Ysa, Légolas va devoir jouer au détective privé afin de surveiller les faits et gestes de Coxynel. Bien qu’il ne soit pas calé pour mener des enquêtes, le blondinet avait accepté d’endosser le rôle de Cadfael car il ne souhaite pas qu’il arrive malheur à son amie et ancienne Sœur d’Armes en voulant s’ôter la vie, sachant que celle-ci a perdu celui qui avait partagé sa vie depuis plusieurs mois.

D’ailleurs, il est très bien placé pour savoir qu’une personne n’hésiterait pas à passer à l’acte afin de rejoindre celui qu’elle aime. Cependant, le jeune Premier Lieutenant espère qu’elle n’a pas l’idée de penser au suicide afin de faire taire ses souffrances intérieures. Dans un sens, il le comprend mais il sait que ce n’est pas la meilleure solution car se sont les proches qui souffrent ensuite.

Mais où mener ces recherches ? Voilà la bonne question que se pose l’adolescent. Ce dernier avait pensé à mener en premier lieu sa quête dans la forêt de Jouarre mais il sait que la future mère n’y est pas puisqu’elle avait fait parvenir un courrier pour annoncer le décès de Polibe. Légolas ne connaissait pas personnellement cet homme mais il savait qu’il était très investi pour la Champagne et qu’il l’avait défendu courageusement.


Le jeune Elfe opte donc pour deux destinations : soit qu’elle se trouve sur ses terres à Ussy-sur-Marne ou bien soit à Conflans-Lès-Sens. Il aurait tendance à penser à Conflans car il sait qu’elle aime bien passer beaucoup de temps là-bas. De plus, c’est dans cette ville que Coxynel avait beaucoup partagé de bons moments avec Polibe, également résidant de Conflans.

Sachant que son amie est enceinte jusqu’aux dents, Légolas avait pris sa trousse de Médecin avec plusieurs préparations médicinales, dont une lotion anesthésique. Il vaut mieux prévoir au cas où si elle venait à vêler accoucher. C’est décidé, il va se rendre à Conflans-Lès-Sens. Il sait qu’il va mettre une bonne grosse journée pour s’y rendre car il ne faut pas oublier que le trajet ne sera pas évident à cause de la neige.

Hasufel étant sellé et les sacoches préparées, que le garçon prend la direction des grilles quand soudain, un homme se met à l’interpeller. Le jeune Elfe stoppe sa monture et se retourne. Il peut voir qu’un Valet vient vers lui en courant. Que veut cette personne ? Enfin, le blondinet va tout de suite connaître la réponse.

« J’espère que chuis tombé sur l’bon blondinet parce que j’vais pas faire qu’cha d’courir et en plus ché urgent »


« Ca dépend. Vous cherchez quel blondinet ? »

« Celui qui s’appelle Légolas. J’espère que vous êtes l’bonne personne car j’ai trop d’mal à vous arconnaître vous et vot’ frère »


Le jeune Premier Lieutenant aurait voulu faire une farce en se faisant passer pour Légohan, uniquement dans le but de faire courir ce pauvre Valet mais il voit que ce dernier le cherche après. De plus, c’est urgent, donc ce n’est pas le moment de faire une blague. Finalement, il répond.

« C’est moi Légolas »

L’homme finit par lui tendre un morceau de parchemin déplié. L’adolescent allait en prendre connaissance quand le Valet rajoute.


« M’en voulez pô si j’ai lu. Fallait bien qu’j’lise pour trouver l’bonne personne »


« Non, aucun soucis et vous avez bien fait »


Légolas lit donc les quelques lignes griffonnées sur ce vélin. D’ailleurs, ça change tout, il ne sera pas obligé d’aller à Conflans mais à Ussy qui se trouve seulement à une heure de route à pieds et comme il est à cheval, il mettra certainement moins de temps. Le jeune Elfe remercie ce Valet et demande à ce que la grille lui soit ouverte. Il n’y a plus une seule seconde à perdre. Le jeune Médecin a compris que Coxynel allait mettre bas mettre au monde son enfant.

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Coxynel
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:51

[31 Janvier 1460-Chambre de Coxynel à Ussy-sur-Marne]


Hear this voice from deep inside
It's the call of your heart
Close your eyes and your will find
The passage out of the dark

Scorpions. Still Loving you



Elle était portée, bringuebalée la bonbonnière.
Des voix autour d’elle… son intendant bretonnant, une voix de femme… Hersent.
Des chuchotis, des encouragements… A quoi bon ? Qu’est ce qui la retenait sur cette terre ? Qu’est ce qui avait de l’importance dorénavant ? La vie était une sale Garce… une éternelle Garce. Elle donnait puis reprenait. L’offre bête… le bonbon tendu puis repris juste avant qu'on ne l’attrape… Fameux bonbon… Foutu bonbon…

Coxynel n’avait plus rien. Alors bien sûr, elle avait ses amis, bien sûr, elle avait les Airainois, bien sûr elle avait ses suzerains et leurs bouts de chou… Les puristes, les bien pensants lui disaient qu’elle avait son bébé, que c’était une belle chose, la plus belle chose qui puisse arriver dans la vie d’une femme… et alors ? Elle ne l’avait plus, lui… Le plus important s’était envolé !

Qui aurait pu croire, il y a plus d’un an, que le jeune commandant tricasse impétueux puisse attirer son attention ? Pas elle en tout cas. Il était plutôt sage, discret mais taquin et un brin machiste parfois, à l’époque où ils s’étaient connus… Elle, les hommes, elle s’en fichait bien, c’était des copains, rien de plus, rien de moins. Et puis, il y avait eu LA dispute, ce moment où il avait dépassé les bornes, où elle avait pu percevoir chez lui ce côté sombre qu’elle était loin d’imaginer. Il l’avait blessé… ça oui ! Et puis, il s’était excusé, ils avaient discuté, s’étaient chamaillés et petit à petit une attirance, un sentiment plus fort que de l’amitié s’était immiscé.

Et la blonde était tombée amoureuse de lui, elle qui s’était promise de ne jamais retomber dans le panneau, de ne plus jamais ressentir ce fléau qu’était le sentiment d’amour. Aimer signifiait pleurer, souffrir… Aimer signifiait être tributaire de son cœur, de quelqu’un. Aimer, c’était confier son cœur aux mains d’un autre, autre qui pouvait l’écraser, le piétiner sans vergogne, ni remords. La vie venait de rendre la monnaie de sa pièce à la jeune femme. Elle en souffrait, elle en souffrait à en crever tellement ça faisait mal. Elle en souffrait à tel point que tout ce qu’elle souhaitait à l’instant même, c’était mourir. Mourir pour ne plus rien ressentir. Et qu’importe de brûler en Enfer d’avoir pêché, ce serait toujours moins douloureux que de vivre sans lui...

Alors bien sûr tout n’avait pas été rose dans cette histoire. Deux tempéraments de feu, ça faisait forcément des étincelles parfois. Des disputes, il y en avait eu… et pas qu’un peu… pour des bêtises… pour le travail… à cause des amis… par jalousie… ou juste pour rire, il faut bien l’avouer aussi !! Sans oublier les bagarres régulières, les pincements, les griffures et les morsures… N’empêche que c’était son Capitaine, son Ange, celui qui se moquait d’elle parce qu’elle ne savait pas tirer à l’arc et celui qui lui avait appris des choses, comme par exemple comment créer une armée… De cette fameuse soirée, riche d’enseignements, avait d’ailleurs résulté un bébé et un bel étendard rouge pour Hypérion…

Et elle, elle était sa Coxy, sa chérie "transie", sa chieuse, sa blonde qui gueulait pour un rien, qui se vexait pour tout, qui voulait toujours avoir raison et jamais tort... Une belle emmerdeuse, mais la sienne finalement, rien que la sienne.

A toutes ses pensées qui l’étouffaient, une larme alla mourir dans le cou de la jeune femme. Elle ouvrit légèrement les yeux et reconnut sa chambre. Elle avait donc échoué dans son entreprise, dans sa quête pour le retrouver. Brewen était là à s’activer, Hersent aussi. Une nouvelle larme perla au coin de son œil. Elle aurait voulu crier, leur dire de s’en aller, leur dire de dégager, de la laisser seule mais aucun son ne sortait de sa bouche.

La douleur physique était là, elle se réveillait chaque minute un peu plus. Coxynel essaya de se redresser en vain… Cette douleur lancinante s’accentuait par moment. Pas ça, pensait-elle, pitié, pas ça, je n’en veux pas, je n’en veux plus… Pas toute seule… Sa main se crispa et ses doigts s’agrippèrent dans le drap alors qu’elle serrait les dents pour ne pas crier tellement ses entrailles semblaient se déchirer de toute part.


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Coxynel
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:51



hersent a écrit:
Hersent suivit Brewen de près, sa mallette à la main, le coeur battant la chamade, la peur au ventre: la nuit s'annonçait longue, très longue et les murs n'avaient pas fini d'entendre pousser des cris voire des hurlements... même les fantômes en seraient livides.
Brewen déposa Coxy sur le lit, lui ôta délicatement ses vêtements...sa robe de mariée si belle, si légère, si vaporeuse, si...unique. Par Aristote, ce qu'elle craignait était arrivé, Coxy avait voulu le rejoindre et quitter ce monde de souffrances. Heureusement que Brewen avait pu intervenir à temps...et le bébé qui ne trouvait rien de mieux qu'à pointer le bout de son nez.
Elle vit que Coxy tremblait malgré son inconscience, aussi sortit-elle de sa mallette une lotion florale au romarin afin de réchauffer le corps de son amie en le frictionnant vivement. Elle ôta la couverture et repoussa les draps qui recouvraient Coxy, déposa un filet de lotion sur une partie de son corps et entreprit de frotter vigoureusement ses bras, ses jambes, son torse, sa taille, en faisant attention au ventre distendu par l'arrivée imminente du bébé. Une effluve florale, dynamaique se répandit dans la chambre, son front perlait de sueur à force de frictionner, encore et encore, le corps froid de Coxy.
Tout en frictionnant son amie, elle lui parlait, encore et encore, pour capter son attention, pour captiver son esprit afin qu'il reste ici, dans le monde des hommes, dans la réalité des choses et des êtres.


Coxynel, je suis là, je te réchauffe avec de l'essence florale de romarin...tu ne sens pas comme un parfum d'été? Tu n'entends pas le grillons chanter? Je frotte la lotion partout sur toi pour que ton corps redevienne chaud, pour qu'il chasse le froid de la Marne

Peu à peu, Coxy reprenait des couleurs, son corps réagissait aux frictions, elle sentait une chaleur lentement s'y diffuser: la future mère revenait à la vie, tenue dans un souffle qui pouvait s'éteindre si on n'y prenait pas garde.
Hersent passa sa main sur le ventre déformé de son amie, une houle le secouait à intervalle régulier, le travail avait commencé. Elle compta le temps qui espaçait les spasmes des contractions...il y avait encore de l'attente avant que le bébé ne descende plus bas...elle espérait que Légolas arriverait rapidement pour la seconder: Coxy était toujours insconsciente malgré les contractions et si elle ne se réveillait pas rapidement, elle ne pourrait aider l'enfant à pousser vers la liberté.
Une angoisse soudaine l'étreignit...et si le bébé ne parvenait pas à sortir par la voie naturelle? Comment feraient-ils pour le mettre au monde sans perdre ni la mère ni lui?
Elle murmura comme pour elle-même:


Coxy, ma Coxy, réveille-toi, reviens-vers nous, quitte du regard les rivages de l'inconscience, les rivages du monde des morts pour trouver la force de leur tourner le dos. Pense au bébé...aide-le à sortir de ton ventre en poussant...s'il te plaît, ne le laisse pas...mourir.

Dans un geste éternel, celui d'une femme pour son ventre couvant la vie, Hersent caressa le ventre de sa bonbonnière préférée, et chuchota des encouragements au bébé qui luttait pour entrer dans la lumière du monde:

Mini Poxy, tu sais que c'est comme ça que t'appellent tes parents!! Mini Poxy, tu n'es plus seul avec ta maman, je suis là, je vais l'aider mais aussi t'aider toi à garder courage et te guider vers la lumière que tu aperçois lointaine et si pourtant si proche. Ta maman est très fatiguée, elle a beaucoup pleuré tu sais, mais Brewen, Légolas et moi nous sommes là pour que tout aille bien, mon angelot. Tu verras la lumière, celle que tu attends depuis des mois; tu entendras la voix de celle qui t'aimeras d'un amour intense dès qu'elle posera le regard sur toi...d'ailleurs, elle t'aime déjà plus que tout au monde.Allez, mini Poxy, sens-tu ma main qui caresse ton dos, qui te guide vers le bas du ventre de ta mère?

Le front perlant de sueur, les mèches de cheveux collés sur ses joues et son cou, Hersent parlait sans cesse pour éloigner les spectres morbides des royaumes des ténébres. Elle savait que le Verbe était la solution pour contrôler la situation épineuse...la vie ne tenait si souvent qu'à un fil...ténu, fragile. Elle leva la tête vers Brewen:

Avez-vous prévenu Légolas? Surtout guettez son arrivée et amenez-le au plus vite ici. Coxynel va tenir bon, j'en suis certaine...par contre...êtes-vous capable de supporter la vue du sang? Je vous demande cela car le spectacle risque fort d'être éprouvant.

Elle reporta son attention sur le ventre et le souffle de son amie, comptant sans relâche les espacements entre les contractions.

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Coxynel
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:52



Légolas a écrit:
Les grilles de Jouarre franchies, que Légolas prend la direction du nord-est, là où est situé Ussy-sur-Marne. Pour aller plus vite, le blondinet donne des coups de talons dans le flanc de sa monture suivi par des « Yaahh » dynamiques. D’ailleurs, Hasufel avait senti l’empressement du jeune cavalier, qu’il galope le plus vite possible. Tellement que l’allure est rapide, que les sabots de l’animal martèlent le sol gelé et enneigé sans parler que les morsures du froid picotent le visage de notre jeune ami.

Parfois, il est obligé de fermer les yeux à cause de ce froid glacial. Bien que les deux villages soient séparés par seulement 6 km, le jeune Elfe trouve le temps très long et se demande si il va arriver à temps. Mais étant à cheval, il mettra largement moins d’une heure. C’est après avoir chevauché pendant une demi-heure environ, qu’il aperçoit enfin les lueurs d’un village : Ussy-sur-Marne. D’ailleurs, tellement qu’il a fait galoper sa monture, que Légolas a l’impression d’avoir battu un record.

Le jeune Médecin finit par faire ralentir son cheval car il ne compte pas le faire mourir d’épuisement. Il prend la direction du château. Apercevant enfin les grilles, l’adolescent aurait bien aimé à ce que Hasufel saute par-dessus mais le barrage est bien trop haut pour tenter cette action. De plus, comme le sol est parfois glissant, il ne tient pas à ce que l’équidé se casse une patte au risque de le faire abattre par la suite. C’est que le blondinet est très attaché à son cheval.



[Devant les grilles du château d’Ussy-sur-Marne]

Non, le jeune Elfe va s’y prendre d’une autre façon pour se faire remarquer mais surtout pour se faire entendre, qu’il sort son clairon et se met à pousser la chansonnette, un chant militaire, aussi fort que possible dans le calme de la nuit. Hé non, Légolas n’a pas trouvé mieux pour se faire entendre par un éventuel Garde. Si il continue ainsi, il va finir par réveiller tout le monde y compris les morts. De plus, comme il fait nuit, les sons de son instrument sont facilement audibles.

Cependant, il espère que personne n’ira porter plainte pour tapage nocturne. Oui enfin, la situation est trèèèèèès urgente. D’ailleurs, tellement que le garçon souffle comme un dément dans son clairon, qu’il sent une douleur dans les joues mais qu’importe, il continue encore et encore à pousser la chansonnette, entament d'autres chants militaires, jusqu’à ce que des Gardes finissent par l’entendre. Non seulement qu’il joue du clairon comme un cinglé, que Hasufel se met à hennir provoquant un tintamarre sans nom, déchirant l’atmosphère de la nuit.

Si avec tout ce boucan de la mort-qui-tue, des Gardes ne rappliquent pas sur le champ, c’est qu’ils sont vraiment durs de la feuille. Néanmoins, Légolas espère que toute la cavalerie d’Ussy-sur-Marne ne se pointera pas, armée jusqu’aux dents, croyant qu’il s’agit d’une armée qui veut prendre d’assaut le château d’Ussy.


Spoiler:
 

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Brewen
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:55

[31 Janvier 1460- Chambre de Coxynel à Ussy-sur-Marne]

La Dame de Maizières s’affairait à réchauffer le corps de Coxynel et je la laissai faire bien impuissant, la regardant essayer de réconforter ma maitresse dont l’esprit semblait perturbé par une tempête interne. Ne trouvant rien à faire, ne sachant que faire, je réactivai le feu de la cheminée afin de réchauffer un peu plus la pièce. Je sortis également quelques serviettes supplémentaires et les posai sur le lit.

Puis j’emportai les vêtements qui jonchaient le sol du coin de la chambre. Qu’en faire les jeter aux ordures ? Et si elle souhaitait les garder. Quand bien même, leur vue la ferait souffrir, peut-être ne souhaitait-elle les conserver. Aussi, je décidai de les laisser chez les lingères et d’aviser plus tard.

Remonté dans la chambre, je regardai ma maitresse qui gisait là… Elle était impossible à vivre, sans compter sa hargne contre les bretons mais bizarrement j’avais appris à l’apprécier bien qu’elle ne vienne ici que rarement. Elle m’avait fait confiance et m’avait même fait une demande des plus incongrues récemment. En y réfléchissant, ça ne m’étonnait guère. La blonde avait des idées bizarres parfois…


Je répondis à Hersent qui m’apostrophait :

Oui, il est prévenu…


Je grimaçai légèrement à l’évocation du sang dont l’odeur allait sérieusement contraster avec la douce effluve provençale qui me chatouillait les narines à l’instant.


Quant au sang ma foi, je ne sais trop, je n’ai jamais assisté à un accouchement autre que celui d’une jument… Vous pensez que ça va aller ?

A peine eus-je terminé de répondre qu’un bruit intempestif retentit. Un cor de chasse ! Aussitôt, je courrai vers la fenêtre du couloir pour avoir vu sur les grilles. Un blondinet, un blondinet sur un cheval blanc. A coup sûr qu’il s’agissait du médecin-herboriste dont lui avait parlé sa maitresse par missive.

Repassant la tête dans l’embrasure de la porte, je criai à Hersent.

Sire Légolas est là, je vais le chercher.



[31 Janvier 1460- Les grilles d'Ussy-sur-Marne]


Et je dévalai les escaliers en courant, manquant de m’étaler à maintes reprises. A peine dehors, je frissonnai sous l’air gelé qui contrastait avec la chaleur qui irradiait de la chambre quelques minutes plus tôt.


Grilles ouvertes, geste de la main pour inviter le blondinet à entrer.
Medecin-herboriste n° 2 dans la place.


Sire Légolas ? Enchanté, je suis Brewen, Coxynel et Dame Hersent sont là-haut. Suivez-moi. Je lui ai ôté ses vêtements mouillés et Dame Hersent l’a réchauffée. Elle est inconsciente encore…

Et déjà je lui emboitai le pas pour lui montrer le chemin.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 8:57

Manon, incarnée par Coxynel

[31 Janvier 1460-Dans le ventre de Maman]


Ah !! Tout est redevenu plus calme. Nan mais parce que tout à l’heure, c’était vraiment la fête du slip… Ca tanguait de partout, j’entendais des cris et ça secouait encore et encore. Mais là ça va, je ne cogne plus partout et j’ai mon beau collier ombilical autour du cou. Je suis drôlement beau comme ça !

Bon j’ai toujours un peu froid mais ça s’améliore, je sens des mains sur moi au travers de la peau de maman. Mais c’est pas celles de Maman, parce que Maman, elle pique son doigt dans son ventre pour jouer avec moi… ou me gronder quand je fais le bazar. J’sais pas vraiment. La voix de la Dame est douce et rassurante. Elle connaît mon nom, enfin le dernier en date. Parce que le premier nom que Maman m’a donné, c’était « ça ». Je pense que c’était pour s’en souvenir facilement parce que c’est court comme nom. Je trouve ce nom joli en plus. Z'imaginez plus tard avec les filles ?

- « Tu t’appelles comment ? »
- « Je m’appelle Ca et toi ? »

Franchement c’est classe comme prénom, vous trouvez pas ? Que Mini Poxy c’est ridicule quoi… Déjà j’suis pas petit quoi ! Quand je serai grand, je serai fort comme Papa d’abord !

Enfin bref, la Dame à la douce voix, elle me parle. J’suis sûr que c’est la Madame qui s’appelle Hersent. Elle a été la première à dire que c’est moi qui faisait vomir Maman. Ahem…
En fait, je réalise que c’est à cause d’elle que je me suis fait gronder pendant 9 mois. Elle a vendu la mèche… Pour la peine, petit coup de pied dans le ventre de Maman. « On aura des comptes à régler Madame Hersent ! »

N’empêche que sa voix elle me rassure.


Citation :
Mini Poxy, tu n'es plus seul avec ta maman, je suis là, je vais l'aider mais aussi t'aider toi à garder courage et te guider vers la lumière que tu aperçois lointaine et si pourtant si proche.

Une lumière ? Quelle lumière ? Je tourne la tête à gauche, à droite mais rien ! En haut non plus. Je baisse la tête !!! Alleluiah, la fameuse lumière ! A moi la scène, les feux de la rampe… J’arrive public, j’arrive !

Citation :
Ta maman est très fatiguée, elle a beaucoup pleuré tu sais, mais Brewen, Légolas et moi nous sommes là pour que tout aille bien, mon angelot.

Maman fatiguée ?
Ben oui mais c’est parce qu’elle pleure la nuit au lieu de faire dodo, tu vois. Et puis donc si il n’y a que toi Madame et puis Brewen et puis Légo, ça veut dire que Papa, il est définitivement parti. Pourtant, il avait promis à Maman et à moi qu’il serait là, le jour où j’arriverais. Il a menti.


Citation :
Allez, mini Poxy, sens-tu ma main qui caresse ton dos, qui te guide vers le bas du ventre de ta mère?


Dans mon dos, non mais sur mes fesses oui ! J’essaie de me retourner pour aller vers la lumière mais c’est étroit tout ça ! J’ai pas la place, mince alors, et puis ça glisse et puis y a mon collier ombilical qui me gêne un petit peu. Coups de pieds, coups de coudes, coups de poings…
Ben voilà ! Je suis emmêlé maintenant ! Pff, je suis bien l’enfant de mes parents pour me retrouver dans une situation pareille.

Comme un grand, j’essaie de ramper vers le bas, je pousse des bras, je pousse des jambes, je m'agrippe à ce que je trouve, et j’ondule du popotin autant comme autant pour descendre vers la lumière.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 9:03



Légolas a écrit:
[Devant les grilles du château d’Ussy-sur-Marne]

Hasufel s’était cabré tout en faisant pédaler ses sabots dans l’air et tout en hennissant alors que Légolas continuait à jouer ses chants militaires pour déloger les Gardes parce qu’il faut avouer qu’il fait un froid de canard. Le blondinet tient fermement la bride de son cheval pour ne pas chuter.

Et voilà, il vient d’énerver l’animal et même, il vient de le rendre fou. D’ailleurs, il faut dire que c’est bien la première fois que l’adolescent voit Hasufel dans un état d’agitation et il peut le comprendre. Le jeune Elfe lâche son clairon pour qu’il puisse tenir fermement les deux brides afin de maîtriser l’animal et tout en lui parlant, il lui caresse l’encolure pour le rassurer.


« Du calme Hasufel, du calme ! C’est finit, il n’y a plus de bruit »


Le cheval s’apaise peu à peu lorsqu’il entend la voix de son jeune maître.

« La prochaine fois, je m’y prendrais d’une autre façon et je ne savais pas que tu allais réagir au quart de tour mais il fait très froid. Pardonne-moi mon grand, je ne recommencerais plus »

L’adolescent continue de lui caresser l’encolure tout en surveillant la grille. Et là, quelle ne fut pas sa surprise de voir un homme arriver pour l’inviter à entrer. Légolas ne se fait pas prier pour pénétrer dans la cour pour ensuite sauter de son cheval. Il écoute le Garde s’adresser à lui.


Sire Légolas ?

« Oui, c’est moi »

Enchanté, je suis Brewen, Coxynel et Dame Hersent sont là-haut. Suivez-moi. Je lui ai ôté ses vêtements mouillés et Dame Hersent l’a réchauffée. Elle est inconsciente encore…


Brewen ? Ah oui, l’expéditeur de la lettre.

« Enchanté Brewen et merci d’avoir fait vite et de m'avoir prévenu »

Hersent serait déjà arrivée ? Légolas est ravi de travailler avec elle car à eux deux, ils forment un sacré duo de la médecine. L’homme lui explique que Coxynel avait ses vêtements mouillés. Qu’a-t-elle donc fait ? Ce n’est pas une saison pour se jeter à l’eau. Enfin, le blondinet ignore totalement ce qu’a voulu faire son amie.

Avant qu’un Palefrenier emporte le cheval dans l’écurie, le jeune Médecin fouille dans l’une des sacoches, accrochées au dos de l’animal pour prendre sa trousse médical ainsi que ses préparations médicinales. L’adolescent suit ensuite Brewen jusqu’au château et plus précisément vers la chambre.



[Chambre de Coxynel]

C’est en étant guidé par le Garde, que Légolas monte à l’étage pour se rendre dans la chambre et remercie ensuite son guide. Il peut voir que son amie Hersent se trouve à côté d’une Coxynel inconsciente et dévêtue dont le corps est rougi. C’est vrai que Brewen lui avait dit que l’Asiatique l’avait réchauffé.
Mais comme la Dame d'Ussy est dans les vapes, elle ne pourra certainement pas pousser.

« Bonsoir Hersent, j’ai fait au plus vite. Peux-tu me dire où en est le travail ? Comment elle va faire pour pousser étant inconsciente ? Qu'est-ce qui s'est passé ? », et part se laver soigneusement les mains en attendant l'explication de son amie.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Ven 17 Aoû - 9:03



hersent a écrit:
Les contractions se rapprochaient, devenaient plus fortes et angoisse! Coxy ne reprenait toujours pas conscience. La situation devenait corsée à gérer: si Coxy restait inconsciente, elle ne pourrait pas pousser pour aider à la progression de l'enfant vers la sortie du ventre et encore moins à l'expulser. Un danger immense guettait la mère et l'enfant, Hersent ferma les yeux, se concentra comme elle put pour se souvenir de ses cours de médecine et surtout pour rassembler son courage et maîtriser ses émotions: la nuit serait très longue, très très longue et dangereuse...elle n'imaginait même pas perdre les deux êtres près d'elle, Coxy et mini Poxy, d'ailleurs le fantôme de Polibe si cela était viendrait harceler ses nuits, ses jours en lui faisant vivre un éternel enfer ici-bas. Aussi, eut-elle un sursaut: la seule solution consistait à mettre au monde mini Poxy en incisant le ventre de Coxy, mini Poxy un second Jules César??? Elle avait appris, il y a longemps, était-ce une légende ou la vérité, que le grand général romain qui devint empereur, Jules Caesar, était né ainsi d'où le nom d'ailleurs de l'opération qu'elle projetait de réaliser...césarienne.
Au moment où elle s'embrouillait un peu l'esprit, entre l'angoisse diffuse, les idées pêle-mêle, la sueur qui collait ses vêtements et ses cheveux, Légolas arriva à la rescousse. Elle avait entendu un bruit de trompe dehors mais tellement absorbée par la situation désastreuse elle avait oublié ce détail...une arrivée fracassante du jeune écuyer Airainois.


« Bonsoir Hersent, j’ai fait au plus vite. Peux-tu me dire où en est le travail ? Comment elle va faire pour pousser étant inconsciente ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Ohhhh Légolas, tu es là, enfin je respire!! Elle ne se leva pas pour l'accueillir, elle tenait toujours la main de Coxy et caressait son ventre pour rassurer le bébé. Le travail est bien entamé, les contractions se rapprochent et deviennent violentes. Le gros souci, Légo, est que Coxy est toujours inconsciente et qu'elle est incapable ainsi d'aider au travail et encore moins de pousser pour faire progresser le bébé vers la sortie! Quant à l'expulser, n'en parlons même pas. Légo, si on ne tente pas le tout pour le tout, on perdra et Coxy et l'enfant. J'ai eu une idée mais je ne sais pas du tout si sa mise en pratique aura l'issue espérée: la sauvegarde de la mère et du bébé. Je ne vois qu'une solution vu l'état d'inconscience et de faiblesse extrême de notre Coxy: même si elle se réveillait, je doute qu'elle puisse avoir la force et encore moins l'énergie pour pousser, aussi ai-je pensé à pratiquer une césarienne. Je sais que cela s'est déjà fait mais sur une parturiente décédée en plein travail, je sais aussi qu'à Rome, un des empereurs romain, Jules César est venu au monde ainsi. Légo, devant l'urgence, nous nous devons de tenter la césarienne. Elle regarde tendrement son amie exangue et soupire et tant pis si la cicatrice sera affreuse et enlaidira son si beau corps...la fin justifie les moyens parfois. Elle reporte son attention sur Légolas et sourit Et puis, nous ferons en sorte que les travaux de couture soient une vraie dentelle subtile et belle! Elle fit une pause, une longue et violent contraction vint déformer le ventre de Coxy, ne lui arrachant qu'un faible gémissement. Quant à t'expliquer ce qu'il s'est passé, Brewen te le racontera en même temps que nous entamerons l'opération.
Légo, il nous faut endormir Coxy pour procéder à la césarienne. Prépare les instruments d'incision, le fil et l'aiguille. Je regarde les onguents et les lotions. Brewen, apportez les bassines d'eau chaude, les linges, ravivez le feu, je veux que la cheminé ronfle même si nous devons crever de chaud, être trempés de sueur, Coxy a besoin de chaleur et le bébé aussi lorsque nous l'aurons délivré! Ensuite, Brewen, vous resterez auprès de Coxy et vous n'arrêterez pas de lui parler, vous lui raconterez n'importe quoi, on s'en fiche, d'accord!
Elle se leva et alla chercher dans sa mallette les lotions et onguents nécessaires à l'opération.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:20



Légolas a écrit:
Hersent est soulagée en voyant son ami et Confrère arriver car ils pourront s’assister durant l’opération comme ils l’avaient fait le jour dans l’infirmerie de Belrupt où ils avaient sauvé la vie d’un jeune homme prénommé Aaron, qui avait eu la boîte crânienne d’enfoncée à cause d’une chute et en venant ici, Légolas ressent ce même esprit d’équipe qu’il avaient eu. Il s’était approché des deux jeunes femmes. Tout comme Hersent l’avait fait, le garçon prend l’autre main de l’Airainoise afin de lui montrer qu’elle n’est plus toute seule.

Il écoute l’Asiatique lui expliquer que le travail avait déjà bien avancé, ce qui ne facilitera pas la tâche de nos Médecins Chirurgiens Herboristes car Coxynel est inconsciente. Bon ça, le blondinet l’avait remarqué dès son entrée que la Dame d’Ussy-sur Marne était sans connaissance. Hersent propose l’idée de la césarienne et le jeune Elfe comprend mieux pourquoi l’origine de ce terme, qui vient du célèbre Empereur Romain, Jules César, qui a été né ainsi. Enfin, l’adolescent ne saurait dire si c’est une légende ou si cela est véridique.


« Oui Hersent, tu as raison, je ne vois pas d’autres moyens autres que la césarienne pour sauver ce bébé mais aussi Coxynel. On prend un très gros risque mais il faut tenter le tout pour le tout. Je me souviens que Coleen, le père d’Aaron, avait pratiqué 3 césariennes à l’hospice de Kermaaron et que les 3 patientes avaient survécu. Néanmoins, j’espère que cela sera le cas pour Coxynel et son bébé »

Il espère sincèrement que cette opération n’aura pas de suites dramatiques sur leur amie. Légolas avait vu le ventre se déformer à cause d’une contraction. Il se doute que ce petit Etre est impatient de sortir. Malgré que Coxynel soit endormie, il serait plus prudent d’anesthésier la Dame d’Ussy-sur Marne avec une éponge soporifique car les deux praticiens ne savent pas si la jeune femme pourrait se réveiller ou non durant l’opération. Enfin, il vaut mieux prendre cette précaution, celle d’endormir la patiente. L’Asiatique avait rajouté que Brewen racontera ce qui s’est passé durant l’opération.

Comme demandé par son amie, Légolas va aller préparer le matériel chirurgical pendant que’Hersent s’occupe des onguents et lotions. Il sort de la trousse de sa Consoeur un rasoir à bouton pour éviter de blesser le bébé lors de l’incision, ainsi qu’une aiguille, le porte-aiguille, une paire de ciseaux et une petite paire de pinces. Il fait ensuite chauffer les instruments à la flamme pour les stériliser avant de les déposer sur une petite table, (non loin du lit) sur laquelle il avait posé un linge. Il prépare ensuite le fil de lin qui servira à faire des points de sutures.

« Pour la suture interne, j’ai préparé le fil de lin car il est à la fois solide, antiseptique et résorbable mais pour la suture externe, on prend le même fil ? »

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:21



kevin60330 a écrit:
Même dans la mort Kevin se trouvait jamais non loin de son amie. La peine de la mort de Polibe avait fait énormément de mal à Coxy mais là c'est un heureux évènement même s'il peut être douloureux qui l'attendait, la naissance de son enfant... que dis je de leur enfant, le fils de feu Polibe.

Kevin tenait même dans la mort à être là pour son amie et la soutenir et lui donner la force. Après tout peu importe les coutumes dans la mort on s'en moque.

L'accouchement commençait mais Coxy était inconsciente, heureusement qu'Hersent était là et c'est ce qui rassurait l'ancien prévôt de la mesnie d'Airain. Puis voila Légolas qui arrivait à son tour.

Kevin ne pouvant être utile dans la mort pour les aider il décida de faire présence prêt de Coxy et lui murmurer à l'oreille vérifiant avant qu'on était sur qu'on le voyait pas il passa sa main devant Hersent puis devant Légolas.

C'est bon on ne voyait pas son esprit, son corps de fantôme rôdé, il était bien totalement invisible, il s'approcha alors de Coxy et lui murmura.


Coxy! C'est moi, tiens bon je suis avec toi même dans la douleur et dans la mort je suis là, ton ami est là je vous abandonne pas même si je suis mort.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:22


[31 Janvier 1460- Chambre de Coxynel à Ussy-sur-Marne]


Don't know what I'm gonna do
About this feeling inside
Yes it's true, Loneliness took me for a ride
Without your love, I'm nothing but a begger
Without your love, a dog without a bone
What can I do, I'm sleeping in this bed alone

Aerosmith. Angels



Une douce chaleur se rependit en elle alors qu’Hersent frictionnait sa peau, un début de retour à la vie malgré le chagrin toujours présent dans son cœur, son âme et ses tripes. Comment était-ce possible de souffrir autant ? Etait-ce que le Très Haut la punissait pour ses mauvaises actions ? Un amour sans limite pour un homme, amour qui l’avait conduit en dehors des limites du droit chemin prôné par l’Eglise. Et pourtant… Non, elle ne regrettait pas. Elle l’avait aimé, et c’était réciproque. Lui, n’était plus là, elle le rejoindrait plus tard mais pour le moment, Poxy avait besoin d’elle. Hersent avait raison…

Les contractions se faisaient de plus en plus fortes, rien de ce qu’elle avait pu ressentir jusqu’à présent, même lorsqu’elle faisait l’imbécile sur son cheval ou d’autres choses interdites qu’elle n’était pas censée faire dans son état. Ah la vache ! C’était donc vrai ce qu’elle avait lu dans les livres, ça faisait mal. Et la conclusion qu’elle avait faite de ses lectures était donc véridique. Accoucher, ça fait mal, c’est pire que guerroyer et beaucoup moins excitant soit dit-en passant.

Les voix se firent plus audibles autour d’elle. Une pointe dans le ventre, ses muscles se crispèrent, ses yeux s’ouvrèrent cette fois et un léger cri s’échappa, douloureux, discret.


Rrrhhaaa…

Son corps se relâcha et sa respiration se fit une peu plus haletante. Elle parcourut la pièce des yeux, Hersent, Légo, Brewen et Kevin qui lui parlait. Un regard implorant à l’attention de ses trois compères vivants, elle s’adressa à eux d’une voix rocailleuse et presque inaudible.

Ca fait mal…

Les deux médicastres semblaient parler de couture. Coxynel passa sa main sur son ventre comme pour atténuer cette douleur lancinante puis brutale, lancinante à nouveau pour devenir une fois de plus violente, et n’être finalement qu’une douleur franche et continuelle.

Grimaçante, la jeune femme tourna légèrement la tête vers Kevin. Après avoir passé une main devant ses yeux pour dégager les mèches rebelles et humides qui la gênaient, elle regarda fixement le fantôme de son ami. Comment se fait-il qu’elle le voyait ? Il était mort quelques semaines auparavant. La fièvre ? Peut-être devenait-elle folle ? Elle avait vu des choses après ses blessures début octobre. Elle avait eu des trous de mémoire pendant lesquels elle ne reconnaissait plus les gens qu’elle aimait. Mais jamais elle n’avait vu de fantômes. Est-ce que Légo, Hersent et Brewen le voyaient aussi ? A priori non, ils n’avaient pas l’air de remarquer la présence du prévôt d’Airain.


Kevin… Qu’est ce que tu fait là ? T’es mort… j’ai vu ton corps à la Chapelle.
Lui chuchota-t-elle.

Nouvelle grimace provoquée par une contraction toujours plus forte que les précédentes et une goutte de sueur perla du coin de sa tempe pour glisser jusque sur le bas de son cou. Elle serra les dents et respira par petits à-coups avant de reporter ses jades sur Kevin. Si elle voyait Kevin, peut-être qu’elle pourrait voir Polibe aussi.

Un regain de courage et une lueur d’espoir dans les pensées morbides de la blonde…


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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:23



hersent a écrit:
« Pour la suture interne, j’ai préparé le fil de lin car il est à la fois solide, antiseptique et résorbable mais pour la suture externe, on prend le même fil ? »

Elle opina du chef pour le choix du fil concernant la suture interne, c'était un très bon choix puis elle prit un temps de réflexion pour le choix du fil pour la suture externe:
Je pense que je préfère utiliser aussi le fil de lin pour la suture externe, il est fiable et très solide et puis la plaie ne sera pas non plus profonde donc...

Elle caressa une dernière fois le ventre de Coxynel et s'aperçoit alors qu'elle a repris conscience...la question de l'endormissement ne se pose plus, il faudra lui faire respirer une préparation narcotique.

Légoooo, Coxy revient à elle!!! Puis plus doucement, Coxy, ça va? Tu m'entends? tu nous entends? Coxy, le bébé arrive mais ne pourra sortir par la voie naturelle, tu es restée inconsciente trop longtemps, on risque de le perdre si on n'agit pas tout de suite. Elle lui prend avec douceur la main et continue ses explications Lego va te faire respirer un tissu mouillé avec une solution narcotique, tu t'endormiras et pendant ce temps, j'inciserai ton ventre, dans le sens de la longueur, pour faire sortir ton bébé. Puis je te recoudrai en te dessinant une très jolie cicatrice. Tout ira bien...n'aie crainte mon amie, tout ira bien.

Elle se leva, se lava les mains une bassine d'eau, les essuya soigneusement et se concentra sur les instruments chirurgicaux à utiliser que Lego avait bien étalés sur un linge à portée de main. Dernière inspection du regard, petits signes d'encouragement vers Brewen:

Brewen, dès que Coxy est endormie vous serez près d'elle et vous lui parlerez sans cesse pour la rassurer!

Puis elle se tourne vers Légolas:

Mon ami, quand faut y aller, faut y aller, n'est-ce pas! Tu endors Coxy pendant que je me prépare pour l'opération!

Elle mit sur elle un grand tablier qu'elle noua autour de la taille, elle attacha soigneusement ses cheveux puis mis sur sa bouche et son nez un grand linge qu'elle fixa par un noeud: il ne fallait pas qu'elle envoie des animacules minuscules dans le corps de Coxy lorsque celui-ci serait incisé. Elle prit le temps de souffler au bébé: Mini Poxy, la lumière que tu vois...ben tu ne pourras pas l'atteindre, ta maman est trop fatiguée pour pousser afin de t'y conduire. Aussi, Légo et moi, nous allons ouvrir le ventre de ta maman pour que tu puisses en sortir. Tu verras...la lumière, elle jaillira d'un coup et tu n'auras pas la tête déformée par le passage du col de ta maman! Allez mon Poxy, courage...tu feras bientôt connaissance avec le monde et ton public. Aie confiance...on est là, tous les trois, Lego, Brewen et moi.

Tout était prêt pour procéder à un miracle...la naissance de mini Poxy par césarienne.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:27



Légolas a écrit:
Hersent est entièrement d’accord pour le choix du fil de lin pour la suture interne mais également pour la suture externe puisque ce fil possède tous les avantages. Si Légolas avait fait ce choix, c’est qu’il se souvient de la fois où l’Asiatique avait soigné sa Suzeraine dans une taverne de Compiègne et qu’elle avait évoqué les vertus et qualités du fil de lin. C’est que le blondinet a bien retenu la leçon.

Il prépare donc une seconde aiguille en bronze qu’il chauffe rapidement à la flamme pour ensuite passer un autre fil dans le chas. Autant tout préparer à l’avance pour ne pas perdre de temps. Voilà, la Consoeur n’aura plus qu’à se servir. Soudain, le blondinet sursaute. Coxynel réveillée ? Il lui attrape la main pour la rassurer et lui montrer qu’il est là pour la soutenir. La future maman se met à parler ou plutôt chuchoter…..à Kevin. Comme le garçon se trouve près de la tête de la Dame d'Ussy, il a pu entendre ce chuchotement. Mais le Prévôt d’Airain est décédé. Comment se fait-il qu’il soit là ? D’ailleurs, c’est Légohan qui lui avait fait parvenir la funeste nouvelle.

Non Coxynel doit simplement délirer. Mais il est vrai que le jeune Elfe sent comme une présence mais il ne voit personne d’autre à part les deux jeunes femmes et Brewen mais il sent quelque chose qui est proche d’eux. Kevin ? Alors que l’Herboriste de Bourmont rassure Coxynel et lui explique le déroulement de l’opération, le blondinet regarde, sans vraiment s’en rendre compte, dans la direction du fantôme sans pour autant le voir puis reporte son attention sur la Dame d’Ussy.


« Ca va aller, Coxy. Tiens bon »

Oui, c’est facile à dire qu’à faire mais il faut bien qu’il la rassure. Comme demandé par la Consoeur, Légolas va aller préparer une solution anesthésique à base de jus de jusquiame, de mandragore, de graines de laitues, d'opium et de ciguë. Il imprègne ensuite un linge de cette préparation. Avant d’endormir Coxynel, le jeune Médecin dit.

« Coxynel, je vais t’endormir, tout va bien se passer »

Il applique ensuite le tissu imbibé d’anesthésiant sur le nez de la jeune femme pendant qu’Hersent est en train d’enfiler sa tenue de combat^^. Alors qu’il tient doucement ce linge sur les marines de son amie, Légolas regarde et écoute Hersent parler à ce petit Etre qui est encore dans le ventre de sa mère. Le jeune Elfe sourit, c’est que l’Asiatique sait vraiment s’y prendre pour rassurer ce bébé. D’ailleurs, il se demande si ce petit de chou comprend ce que la Consoeur dit. Certainement que oui. Intérieurement, il prie.

« Aristote, je sais que je fais rarement appel à vous mais faites en sorte pour que cette opération se passe très bien. Guidez les gestes d’Hersent. Ne le faites pas pour moi mais faites-le pour Coxynel et son bébé »

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:28



hersent a écrit:
Un léger courant d'air se fait sentir...bizarre, il n'y a pas de vent ce soir dehors, un fantôme?? Bah, toute bonne vieille demeure doit avoir son fantôme, l'essentiel est qu'il ne vienne pas perturber l'opération délicate!
Elle se concentre, récitant en elle-même le Credo, priant le Très-Haut de les assister Légo et elle pour sauver Coxy et son bébé.

Légo a apposé sur le nez de leur amie la lotion anesthésique, Coxy s'endort lentement.!

Voilà, son souffle se fait calme, régulier, faible mais régulier. Alleeez ma petite Hersent, ne flanche pas, il y a deux vies en jeu et pas des moindres

Elle prend le rasoir à bouton et incise la peau du ventre distendu de Coxy: elle a inspiré bien fort, est en apnée puis relâche doucement l'air par la bouche...étape 1 réussie. Elle fait signe à Légo d'apporter un linge pour éviter que le sang ne coule partout.
Elle pose le rasoir puis avec un autre instrument écarte les muscles abdominaux pour pouvoir atteindre le péritoine et passer au travers de ce dernier.
Il ne faut pas trembler ma Hersent, reste calme je t'en prie pour l'amour du Ciel, tout ira bien, hein, tout ira bien. Elle sent une rigole de sueur couler le long de son échine tant l'effort de concentration est intense. Plus rien n'existe, elle est seule face à ce ventre qu'il faut ouvrir pour libérer le petit être qui ne demande qu'à sortir.
Une inquiétude soudaine...
et m**** elle a oublié de vider la vessie de son amie avant l'opération...tant pis en plus du sang et des reliquats de la poche du bébé ben...il y aura de l'urine.

Elle arrive à l'utérus qu'il lui faut ouvrir: nouvelle incision avec le rasoir à bouton, pas question de blesser le bébé! Le bruit ténu d'une paroi que l'on perce lui vrille l'oreille, le rasoir ouvre lentement l'utérus, sa main ne tremble pas...dans quelques secondes le bébé sera sorti du ventre de sa mère. Voilà, c'est fait, l'incision est assez grande pour le passage de mini Poxy. Elle pose un pressaire en cire pour drainer l'utérus puis interpelle Légo:

Légooooo!!! Tiens-toi prêt à te saisir de bébé de Coxy, viiiiteeee! J'écarte les parois de l'utérus. Vas-y à toi, sors le bébé. Euh...avant tu passes une paire de ciseaux à la flamme pour que je puisse couper le cordon.

Elle a vu Légo poser la paire de ciseaux à portée de main, aussi écarte-t-elle les bords incisés pour ouvrir le passage au bébé. Légo le prend et le sort. L'enfançon est rouge de sang et jaunâtre de matières protectrices...il ne sera pas déposé sur le sein de sa mère, pas tout de suite, d'abord le cordon à couper. Elle approche, sans perdre de temps les ciseaux du lien ombilical et le coupe...un bruit sec, avec un léger crissement et voilà mini Poxy séparé de sa mère, séparé du lien nourricier.

Légoooo, Breweeen!!! Eau tiède, linges propres pour laver mini Poxy. Ensuite, Légo tu mets du baume cicatrisant là où j'ai coupé le cordon puis tu appliques une compresse pour que ça ne soit pas sali après. S'il ne crie pas, tapez-lui sur les fesses, normalement pas besoin mais bon...

Heureusement, Légo a tout préparé: fil, aiguille, porte aiguille, il a même enfilé le fil, elle n'a plus qu'à se mettre à la couture.

Elle draine l'utérus afin d'en extirper tous les reliquats de la grossesse puis elle ôte le pressaire pour refermer l'utérus qu'elle ne suture pas car il se resserrera delui-même. Par contre, elle s'attelle à suturer le péritoine, un surget simple. Elle est en sueur, les perles salées et tièdes coulent dans son cou, sous ses bras, sur ses hanches jusqu'au creux de ses reins. Enfin, elle arrive à la dernière étape: refermer les muscles et la peau. Elle s'empare de la seconde aiguille enfilée et commence à recoudre le ventre torturé de son amie. Elle s'applique tant et plus afin que la cicatrice soit la plus belle possible...un jour, Coxy tombera à nouveau amoureuse et Hersent s'en voudrait que l'heureux élu découvre un ventre enlaidi.

Elle a achevé sa dentelle, elle soupire de soulagement puis va se laver les mains dans une bassine en émail, les essuie soigneusement avant de nettoyer avec une lotion désinfectante et cicatrisante la belle suture. Ensuite, elle enduit la cicatrice d'un baume au souci et à la lavande avant de la recouvrir d'une longue bande en lin.


Légo??? Tu peux m'aider à soulever le bassin de Coxy? Je dois la bander.

Légo s'exécute et ainsi, Hersent peut achever l'ultime étape de l'opération: elle passe plusieurs fois la bande autour du ventre et des reins de son amie puis attache les deux extrémités avec une grosse épingle.

Elle est épuisée mais heureuse, elle a entendu le bébé pousser son premier cri, il est vivant! Elle se reccueille pour remercier le Très Haut d'avoir guider ses gestes dans la voie de la vie.


Légo?? Brewen?? Le bébé??? Garçon ou fille? Et Coxy??? Toujours dans les vappes?

Elle a encore la force de se laver à nouveau les mains avant de s'asseoir lourdement sur un siège.

Dites les garçons??? Je peux voir le bébé et le prendre dans mes bras?

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:29


[1er février 1460- Chambre de Coxynel à Ussy-sur-Marne]



Do, do, l'enfant do,
L'enfant dormira bien vite.
Do, do, l'enfant do,
L'enfant dormira bientôt.

Comptine pour enfant.


Avait-elle rêvé ? Kevin ne répondait pas… son imagination certainement. L’imagination de quelqu’un qui se rattache aux fantômes du passé pour tenter de se consoler, de se dire qu’il y a encore espoir de revoir celui qu’elle aime.

A défaut d’une réponse de Kevin, ce furent Hersent et Légolas qui s’approchèrent pour lui parler, la rassurer.
L’endormir… oh oui, endormez moi que je ne souffre plus mais ne me réveillez pas surtout.
Inciser sa chair pour faire sortir le bébé. Oui il doit vivre lui, il ne mérite pas de mourir.
Cicatrice… En d’autres circonstances, elle aurait adoré. Ca lui aurait sacrément permis de frimer devant lui d’avoir une grosse cicatrice. Maintenant, ça ne servait plus à rien. Elle n’en avait que faire « d’avoir la plus grosse » !

A chaque explication de ses deux amis, elle acquiesçait d’un léger signe de tête. Quand Légolas appliqua le linge humide sur son visage, elle le respira tout en espérant ne jamais se réveiller. Elle sourit légèrement alors qu’un voile couvrait ses yeux, que la douleur des contractions s'atténuait et qu’elle sombrait dans les limbes du sommeil.

Ne plus penser, ne plus souffrir, les laisser faire et mourir.

Oh, Coxynel n’était pas inquiète car même si elle ne se réveillait jamais, elle savait qu’Airain accueillerait l’enfant et s’en occuperait comme s’il s’était agi du leur et sûrement mieux que jamais elle ne pourrait le faire. Mère c’était une vocation… vocation qu’elle n’avait jamais envisagée et jusqu’ici, elle ne tenait le coup que grâce à Polibe qui la rassurait et relativisait lui répétant sans cesse que si les autres y arrivaient, ils y arriveraient aussi.
Sauf qu’il n’était plus là…

De l’opération, des gestes de Légolas et d’Hersent autour d’elle, elle ne sentit rien, de leur voix qui résonnaient dans la pièce, de Brewen qui lui parlait, elle n’entendit rien. Inerte sur son lit, le ventre ouvert sur le petit morceau de vie qui résidait en elle depuis 9 mois, son esprit, lui, ne souhaitait qu’une seule chose, partir…


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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:39

Lui parler mais elle pionce ma maitresse ! M’enfin elle n’a pas l’air de plaisanter la brune alors je m’exécute. Puis l’un dans l’autre, je n’ai pas envie de voir ce qu’ils bouinent dans le ventre de Coxynel.

Je m’assieds donc au niveau de la tête de la bonbonnière qui ne le sera plus dans quelques heures et commence à lui parler. Mais lui parler de quoi ? Je cherche dans ma tête… un conte de chez moi. D'une voie légère, je débute, alors qu'une odeur de sang, de chair et d'entrailles me chatouillent le nez.



Assise sur le haut d’un rocher, face à la mer, Mona contemplait les vagues, qui s’écrasaient dans des gerbes d’écume juste au-dessous d’elle. Elle plissa les yeux pour tenter de voir dans l’eau, pour tenter d’apercevoir enfin le château des Morgans, dont on lui avait tant parlé. Mais la mer toujours agitée refusait de laisser percer son secret.
Mona soupira.
Les Morgans, disait-on, étaient les êtres les plus beaux qui soient, des cheveux blonds et bouclés, des yeux bleus et brillants... Mona en rêvait. On disait que parfois, au clair de lune, ils venaient sur le rivage faire sécher leurs pierres précieuses, leurs pièces d’or et leurs fils de soie. Ils les étendaient sur des draps très blancs, et on pouvait regarder, à condition de ne pas battre des paupières, car dès que l’oeil les quittait un seul instant, les trésors disparaissaient.

Si Mona Kerbili s’intéressait tant aux Morgans, ce n’était pas à cause de leurs richesses, mais parce qu’on murmurait dans le pays qu’elle était sans doute la fille d’un Morgan.
C’était complètement faux, bien sûr : elle était simplement la fille de Fanch Kerbili, et de sa femme Jeanne, c’est ce que Jeanne s’usait à répéter.
- Allons, chuchotait-on derrière son dos, cette petite Mona est beaucoup trop jolie pour être la fille d’un homme de l’île.
- Pour être aussi belle, il faut bien qu’elle ait pour père un Morgan.

Ces paroles étaient venues aux oreilles de Mona, et elle commençait à y croire, malgré les affirmations de sa mère, car il est toujours agréable de s’imaginer qu’on vaut mieux que tous.
Mona n’était pas mauvaise fille, mais la conscience qu’elle avait de sa beauté avait fini par lui gâter le jugement. Maintenant qu’elle avait dix-sept ans et qu’elle était en âge de se marier, elle ne voyait pas un garçon qui fût digne d’elle.
C’est du moins ce que disaient les mauvaises langues. Mais allez savoir ? Peut-être que, tout simplement, il n’y avait dans l’île aucun garçon qui lui plaise, aucun dont elle aurait pu tomber amoureuse. Il faut dire que le choix n’était pas bien grand, et que les garçons à marier ne se comptaient pas par milliers.
Alors, Mona se promenait au bord de l’eau, et elle soupirait.

C’est ainsi qu’un jour qu’elle scrutait l’eau pour découvrir enfin le fameux château, elle se prit à rêver tout haut.
- Le mari qu’il me faudrait, murmura-t-elle, c’est un Morgan.
Mais à peine avait-elle prononcé ces mots, qu’elle se sentit glisser vers l’eau. Elle poussa un cri effaré : un vieux Morgan la tenait par la taille, et l’entraînait vers le fond.
Mona tenta de se débattre, d’appeler, mais personne ne l’entendit.
- De quoi as-tu peur ? grimaça le Morgan en la tirant derrière lui. N’as-tu pas ce que tu voulais ?
Mona ravala ses larmes. Elle regrettait. Comme elle regrettait d’avoir prononcé ces sottes paroles !
Les algues lui chatouillaient le visage, l’eau semblait s’éclairer sur son passage... Quand le château apparut à ses yeux, elle commença à se consoler. Tout était si beau ici !
- Voici mon château, dit le vieillard. Je suis le roi des Morgans, et je t’offre l’hospitalité.
- C’est que... murmura Mona, ma mère va s’inquiéter...
- Il fallait y penser avant, grogna le vieux roi.
Il allait ajouter que cela faisait longtemps qu’il guettait Mona, car il avait remarqué sa grande beauté, quand son fils parut.
Mona demeura suffoquée. Jamais elle n’avait de sa vie vu si beau jeune homme. Lui, la regardait aussi, tout étonné, et sans pouvoir détourner son regard d’un si charmant visage.
- Oh mon père, dit le jeune homme. Est-ce là l’épouse que vous me destinez ?
Le roi des Morgans se redressa de toute sa hauteur
- Du tout ! Du tout ! gronda-t-il d’un air fâché.
Mais, se trouvant soudain bien sot devant son fils, il n’osa avouer qu’il avait fait le projet d’épouser lui-même cette jeune personne, et se contenta de grommeler :
- Un Morgan ne se marie pas avec une fille de la Terre.
- Je vous en prie, mon père, reprit le jeune Morgan, rien que de la voir, je me sens tout ému, et si par hasard elle m’aimait aussi...
- Suffit ! cria le père. J’ai ramené cette fille de la Terre pour en faire une servante, c’est tout. Il y a chez nous suffisamment de jolies Morganès pour que tu puisses en choisir une qui te plaise !
Maintenant qu’il avait prononcé ces mots, le vieux roi ne pouvait plus prétendre épouser lui-même Mona. Il en était fâché, ulcéré, malade, si furieux qu’il en devint épouvantable. D’abord, il tenta d’enfermer Mona, pour que son fils ne puisse l’apercevoir, mais cela ne servit qu’à faire dépérir le jeune homme.
Alors son père prit la décision de le marier, pour qu’il oublie la fille de la Terre. Peine perdue : le jeune homme ne regarda même pas sa fiancée, et continua de demander comme chaque jour à son père de lui donner Mona pour femme.
Jamais ! Jamais ! Jamais ! Le vieux roi ne céderait pas, et plutôt que de voir la jeune fille de la Terre au bras de son fils, il préférait la voir morte.
Voilà, sa décision était prise. Il fit venir son fils, et lui dit
- Ta fiancée a assez attendu. Demain, tu l’épouseras. Quant à Mona, si elle veut rester en vie, il lui faudra prouver qu’elle est une excellente servante, car je ne veux pas ici de bouche inutile. Elle préparera le repas de noce. S’il n’est pas bon, elle mourra.

Le lendemain, Mona fut convoquée aux cuisines. Le vieux roi lui donna quelques grandes coquilles de mer vides et lui ordonna de préparer le meilleur des repas. Puis, sans écouter la jeune fille, il rejoignit le cortège de la noce qui se dirigeait vers l’église.
Le cortège s’étirait tout au long de la Voie Royale, la plus belle route du royaume. Le jeune Morgan marchait devant.
Il avait l’air détendu, presque gai, ce qui rassura bien son père. Mais voilà que soudain, il s’arrêta et se frappa le front en riant
- Oh mon père, c’est trop d’étourderie : j’ai oublié les alliances sur la table ! Je cours les chercher et je reviens.
Et avant que son père n’ait pu l’en empêcher, il fit demi-tour.
Comme il arrivait aux cuisines, il aperçut Mona qui pleurait. Elle se jeta dans ses bras.
- Je dois faire le repas, sanglota-t-telle, et on ne m’a rien donné pour cela : ni feu, ni rien à faire cuire.
- Ne pleurez pas, ma douce, je suis là. Je vais vous aider.
Il tendit le doigt vers le foyer, et le feu s’alluma aussitôt. Il toucha les marmites, et elles se remplirent de poisson finement cuisiné et de succulentes sauces aux crustacés. Puis il dit :
- Je vous sauve la vie, ma douce, mais hélas je vous perds, car je me marie ce matin. Sachez pourtant que je n’aime que vous, pour toujours.
Ils pleurèrent tous deux. Mais les larmes ne pouvaient servir de rien, et le Morgan dut repartir pour l’église.

- Alors ! grogna le vieux Morgan en pénétrant dans les cuisines. Voilà le mariage célébré. Tout est-il prêt, Mona ?
Il jeta un coup d’oeil aux marmites, resta stupéfait, puis serra les dents. Il l’aurait juré : la magie de son fils était pour quelque chose dans ce repas trop bien préparé.
- Tu m’as trompé, dit-il à Mona d’un air mauvais, mais tu ne perds rien pour attendre. Ce soir, tu veilleras à l’entrée de la chambre de mon fils et de sa femme, en portant un cierge. Si par malheur tu laisses s’éteindre le cierge, alors tu mourras.
Mona se sentit devenir de glace : forcément, la flamme s’éteindrait quand la cire serait entièrement consumée. Elle se dit qu’elle allait mourir, et voulut prévenir le jeune Morgan. Hélas, toutes les portes étaient closes. Elle était enfermée dans les cuisines, tandis que son ami était bloqué dans la grande salle par le festin d’où il ne pouvait s’échapper.
Alors, Mona fondit en larmes. Elle s’excusa en pensée auprès de ses parents, de sa mère dont elle avait douté, de son père qu’elle avait méprisé, et recommanda son âme à Dieu.

Le soir venu, le vieux roi accompagna son fils jusqu’à sa chambre :
- Comme c’est la coutume, annonça-t-il, quelqu’un montera la garde devant votre porte, en tenant une chandelle. Ne vous inquiétez donc pas si vous entendez du bruit.
Le jeune Morgan voulut demander qui monterait la garde, mais son père était déjà parti. Le jeune homme se dit qu’il s’agissait forcément d’un des serviteurs du château, et n’insista pas.
Toutefois, au bout d’un moment, il crut entendre parler dans le couloir. Le vieux roi ne savait pas chuchoter. On percevait sa voix étouffée, qui demandait :
- Le cierge est-il bientôt consumé ?
- Pas encore, répondit une voix douce, que le jeune Morgan aurait reconnue entre mille.
Quelques minutes passèrent.
- Le cierge est-il bientôt consumé ?
Le jeune Morgan se demandait ce qu’était cette histoire de cierge, à laquelle il ne comprenait rien.
N’y tenant plus, ils se tourna vers sa femme et dit :
- Il fait froid ici. J’entends que Mona est dans le couloir, voulez-vous bien aller lui dire de venir allumer le feu. Pendant ce temps-là, vous tiendrez sa chandelle.
À peine Mona eut-elle refermé la porte, qu’un courant d’air éteignit le cierge. Surprise, la jeune mariée resta un moment sans bouger. Elle entendit alors une voix qui s’inquiétait :
- Le cierge est-il bientôt consumé ?
- Il s’est éteint, répondit-elle.
Et avant qu’elle n’ait eu le temps de comprendre, une épée lui avait tranché la tête.

Quand le jeune Morgan découvrit sa femme morte sur le pas de la porte, il devina ce qui s’était passé.
Alors il réfléchit et alla voir son père :
- Vous avez tué ma femme, accusa-t-il sévèrement.
- Votre femme... bredouilla le vieux roi qui commençait à comprendre sa méprise. Mais je n’ai pas...
- Vous avez tué ma femme. Maintenant, en réparation,
vous me donnerez l’épouse que je veux.
- Il n’en est pas question
- Je veux Mona, décida le Morgan d’un ton sans réplique en saisissant la main de la jeune fille.
Et sans égard pour le roi qui étouffait de colère, il sortit avec elle et courut vers l’église.

Quelques années passèrent. Mona était heureuse avec le jeune Morgan, elle l’aimait de plus en plus. Pourtant, certains jours, elle regrettait le soleil de là-haut, les gens de là-haut.
- Pourquoi êtes-vous si triste, ma mie ?
- C’est que je suis inquiète. Je voudrais revoir mes parents, les rassurer. Ils m’aimaient tant...
Le Morgan était désolé que son amour ne suffise pas à sa femme, mais il n’en dit rien. Il ne voulait pas la tenir en prison.
- Si vous voulez aller les voir, dit-il, allez, mais revenez-moi vite, je vous en supplie.
- Vous n’avez rien à craindre, dit Mona. Je vous aime plus que tout au monde, et ne saurais vivre sans vous.
- Alors allez vite, ma mie, souffla le Morgan, que mon père ne vous voie pas.
Et d’un geste de la main, il dessina un pont immense qui rejoignait la terre.
Malheureusement, à peine Mona eut-elle posé le pied sur le pont, que le vieux Morgan apparut. Voyant ce qui se passait, il menaça aussitôt du doigt :
- Ah ! tu t’en vas !... Eh bien va ! Mais je te préviens : si par hasard tu embrasses un homme, tu ne reviendras plus ici, jamais.
- Je n’embrasserai aucun homme, dit Mona sans regarder le vieux.
Et elle se mit à courir sur le pont.

Quand Mona arriva à la maison de son père, personne ne la reconnut, tant elle avait gagné en beauté, tant elle était richement vêtue. On la prit pour une apparition, une fée, et on eut peur.
Mona était désolée : plus elle parlait, plus ses parents croyaient à un tour joué par les mauvais esprits. Ils étaient sûrs que leur fille Mona s’était noyée, et qu’elle était morte depuis longtemps.
Alors, les larmes ruisselèrent sur les joues de la jeune femme, et elle dit :
- J’ai eu tort de croire que j’étais la fille d’un Morgan.
Vous l’avez toujours dit, ma mère, je suis votre fille, et celle de Fanch Kerbili.
À ces paroles, ses parents la reconnurent. Sa mère la serra dans ses bras, la cajola, son père l’embrassa en pleurant. Alors, si heureuse d’être enfin redevenue leur fille, Mona leur rendit leurs baisers...
Las ! À peine eut-elle embrassé son père, qu’elle oublia tout de sa vie chez les Morgans. Elle se réinstalla dans la maison de ses parents, et reprit sa vie d’antan comme si rien, jamais, ne s’était passé.

Le temps coula doucement. Au fond de la mer, le jeune Morgan se désespérait. Il comprenait que sa femme était perdue. Il errait tout le jour sans but. Le soir, il posait le pied sur le rivage, et contemplait la maison de sa bien-aimée, sans pouvoir rien faire.
Chez les Kerbili, la vie avait repris son cours, et plus d’un garçon rôdait autour de la maison, faisant sa cour à la plus belle des belles, Mona Kerbili. La réputation de sa beauté était même parvenue si loin, que des jeunes gens vinrent du continent pour avoir le privilège de l’approcher.
Pourtant, Mona ne pouvait attacher son coeur à aucun. Sans savoir pourquoi, elle ne parvenait même pas à les regarder et se surprenait souvent à soupirer, le coeur plein d’un désespoir qu’elle ne s’expliquait pas.
La nuit, couchée dans son petit lit, elle entendait des gémissements dans le vent. Ce sont les âmes des pauvres noyés, croyait-elle, qui se plaignent. Alors elle s’agenouillait au pied de son lit, et priait pour que ces pauvres âmes trouvent enfin le repos.


Une nuit de tempête, Mona fut réveillée par un long sanglot porté par le vent. Les embruns de la mer frappaient sa fenêtre, la mer s’était déchaînée, on l’entendait mugir, s’acharnant violemment contre les rochers de la côte. Il fallait se blottir au plus profond de son lit, et prier le ciel pour les pauvres marins qui étaient dans la mer
Pourtant, Mona sentait en elle comme de l’exaltation. Au lieu de la terrer dans son lit, voilà que la tempête semblait l’attirer au dehors.

Elle sortit. Sur le pas de la porte, elle fut assaillie par le vent et la pluie, et l’écume de la mer qui fouettaient son pauvre corps, et dans le souffle mouillé qui balayait la lande, elle entendit une voix chaude, une voix aimée qui gémissait. Alors tout lui revint. Son coeur se gonfla : son mari bien-aimé l’appelait désespérément. Elle courut vers le rivage.

De ce jour, on ne revit plus jamais Mona Kerbili. On crut qu’elle était devenue folle, et s’était précipitée dans la mer en furie. Seuls ses parents devinèrent ce qui s’était passé, car ils avaient le premier jour reconnu sur elle des vêtements de Morgans. Mais ils ne dirent rien. Certains soirs, on les voyait se promener le long du rivage. Malgré leur tristesse, ils ne pleuraient point, car ils savaient que leur fille, enfin, était heureuse.*



Alors que je termine mon histoire, la petite chose est là. Je me lève et rejoins Légolas des serviettes plein les bras après avoir versé de l'eau encore chaude dans le baquet. Je souris à Hersent et au blondinet, ils ont réussi et Coxynel respire toujours.

Merci à vous deux. Merci pour tout.


Attrapant un pain de savon, j'attends que Légo prodigue les premiers soins au nourrisson et l'aider à lui donner le bain.



* Les Morgans de l'île Ouessant

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 19:40

Manon, incarnée par Coxynel


[1er février 1460- Pour toi Public... ]


J’entends des voix ! Qui me parle ?
Je tends l’oreille… La gentille dame.
Qu’est ce qu’elle dit là ?
Pas de lumière ! Quoi ?! Je veux de la lumière, je veux voir mon public, il m’attend non mais !
Pas de tête déformée ? M’encore heureux ! Z’avez pas vu ma jolie frimousse, je ne vais pas l’abîmer quand même…
Une lumière qui jaillit d’un coup ? Oui faut au moins ça pour moi, j’suis une star quand même et j’suis attendu !

J’arrête de gigoter et attends patiemment « que la lumière fut » afin de me dévoiler au monde entier. Moi Mini Poxy, nommé incessamment sous peu Alexandre… le Grand…, fils de Polibe Cipriani et de Colombe Alix… et même si j’aurais bien aimé que Papa soit là quand même – j’espère qu’on me parlera de lui souvent – j’ai hâte de sortir.
C’est que j’étouffe, mon cordon ombilical m’étrangle de plus en plus et je suffoque.

Et puis c’est la délivrance, des mains protectrices m’attrapent, mon lien qui m’unit à  Maman est coupé. La gentille Dame. Oh! Alors c’est toi qui a dit à Papa et Maman que j’existais ? T’es belle et gentille mais j’ai des comptes à régler, je te préviens. La gentille dame me met dans les bras d’un blondinet. Hé salut toi ! Ils sont drôlement beaux tes cheveux. Un brun est à côté. Sympa la mèche. T’as des beaux yeux tu sais.

Je respire difficilement, je ne crie pas.

Je baisse légèrement la tête pour découvrir le monde qui m’entoure et me regarder.
Je suis sale et je pue. Ca ne va pas du tout ça ! Ca commence bien, tiens. Sinon, j’ai deux bras, deux jambes, des pieds, des mains puis… Euh, manque pas un truc là ?
Et là c’est le drame…
Maman voulait un garçon, papa aussi d’ailleurs pour qu’on soit en supériorité et qu’on mette la misère à Maman. J’aime la bière, le calva, les bonbons, et un jour j’aimerai la viande et les patates aussi.
Sauf que…

Je découvre la réalité amère… ma première grande déception de bébé.

… Je suis une fille !

Et là je crie, je hurle, je déchire les tympans des amis de Maman et de Maman qui dort toujours.
Pas de pitié ! Je suis outrée.
Je voulais m’appeler Alexandre, le prénom choisi par Maman… Alexandre, c’est classe, ca fait « grand », ca fait guerrier comme Papa l’était.
C’est Papa qui a choisi le prénom de fille. Le prénom choisi par Papa est joli aussi mais ça ne sonne pas pareil… Ca fait plus « des Sources » que « Grand » quoi…

Bref, j’suis une fille… J’aimerai le rose, les fleurs et les papillons.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Lun 20 Aoû - 21:53



Légolas a écrit:
La jeune maman étant bien endormie, que Hersent lance la phase découpage, ce qui fait que Légolas évite de regarder ce spectacle sanglant car autrement, il risquerait de tomber dans les pommes, lui qui ne supporte pas la vue du sang. Et ce n’est pas en étant sans connaissance qu’il pourra être utile pour sa Consoeur. C’est un comble pour un Médecin Chirurgien car le sang fait parti de leur quotidien.

Enfin voilà, il ne regarde pas mais imagine bien la scène. Pauvre Coxynel. Heureusement qu’elle est bien endormie sinon elle risquerait de souffrir. D’ailleurs, cela ne s’appellerait pas acte chirurgical mais acte de torture. Le blondinet espère qu’il a mis pas mal d’anesthésiant sur son linge, sans pour autant forcer sur le dosage car il sait que cela peut être très dangereux. Il est rassuré, la Dame d’Ussy dort à points fermés.

Quant à Hersent, elle fait toujours preuve de sang froid. D’ailleurs, il n’aurait pas été capable de pratiquer cette opération à risques car en effet, pratiquer une césarienne sur une femme vivante est très risqué. Alors que l’Asiatique opère, Brewen se met à conter une histoire de son pays puisque Hersent lui avait demandé de parler à Coxynel. Bien que ce conte fascine le blondinet, ce dernier reste attentif à chaque demande de sa Consoeur. Bah oui, il est là pour assister son amie dans l’intervention puisqu’elle n’a pas quatre bras.

Une fois le bébé sorti du ventre de sa mère et les soins prodigués, Légolas va s’occuper de lui faire prendre son bain. En premier, il s’occupe de faire les tous premiers soins : nettoyage du nez et du cordon. En regardant l’entrejambes du nourrisson, il a remarqué qu’il s’agissait d’une petite fille. D’ailleurs, ça change des garçons. Mais voilà, il a remarqué que la petite fille ne pleurait pas. D’habitude, les bébés pleurent aussitôt mais elle, elle ne pleure pas. Pourtant, il n’y a rien d’autre qui cloche. Le bébé n’a aucune déformation. A la question d’Hersent, celle de savoir si c’est une fille ou un garçon, le jeune Elfe ne répond pas car il est inquiet. Comment la faire pleurer ?


« Il ne pleure pas.... »

Lui mettre une tape sur les fesses ? Rhooo faut être complètement grave de donner une fessée à un bébé qui vient de naître. Bah oui, Légolas ne sait pas comment s’y prendre. D’ailleurs, il préfère même pas penser à la tape. Peut-être que c’est la seule solution ? Le jeune Premier Lieutenant d’Airain espère qu’elle n’est pas morte à la naissance. Son cœur s’emballe. Hersent s’est donnée beaucoup de mal pour que le bébé et la mère soient en vie.

Il approche sa joue contre la bouche et les narines de la petite fille et là, il peut sentir une faible respiration. Bon, elle est en vie, c’est déjà ça mais il reste toujours inquiet de par le fait que le bébé ne pleure pas. Il n’y a qu’une seule solution, c’est de lui donner une petite tape sur les fesses. Au moment où il allait le faire, un cri à faire déchirer les tympans se fait entendre. Ce n’est pas Hersent ni Brewen qui s’étaient mis à hurler. Non, ça ressemble plus à un cri de bébé. Légolas est ravi et rassuré de savoir que Mini Coxy est en vie et en pleine forme.

« Elle est en vie !!!! Et elle a de la voix la petiote »

D’ailleurs, il n’a toujours pas répondu à la question d’Hersent mais comme il vient d’employer le « elle », l’Asiatique et Brewen pourront savoir que c’est une petit fille. Pour tenter de la calmer, le jeune Elfe la berce. Enfin, il s’y prend comme un gland car la petite fille pleure toujours. Peut-être qu’elle a faim.

« Tu as faim peut-être ? Mais il faut d’abord que je te lave et après on te préparera un gros biberon de lait », et lui sourit.

Le blondinet se dirige donc vers le baquet. Brewen est à côté avec le pain de savon dans les mains, prêt à laver la petiote. Avant de la baigner, l’adolescent vérifie si l’eau est bien chaude, ce qui est le cas. Il ne faut pas qu’elle soit trop chaude non plus et encore moins trop froide. Au moment où il plonge le nourrisson, ce dernier pousse un cri.


« Tu n’aimes pas le bain mais pourtant, il faut te laver »

Légolas avait passé une main dans le dos du bébé pour éviter qu’elle se noie. La petite fille est presque en position assise mais une grande partie de son corps est dans l’eau.


« Brewen, c’est à votre tour. Surtout, gardez bien une main derrière le dos pour toujours garder sa tête hors de l’eau. En premier, vous lavez la tête et les cheveux doucement avec votre linge. Surtout, faites très attention de ne pas appuyer trop fort sur la fontanelle. Cet endroit est très fragile chez un bébé », et lui désigne le dessus de la tête de la petite fille.

« Pour le rinçage des cheveux, vous prenez l’eau avec le creux de votre main et vous rincez en faisant allez l'eau vers l'arrière de la tête. Vous répéterez plusieurs fois l’opération. Ensuite, vous descendez le long du corps en faisant attention à son cordon »

Le blondinet maintient toujours la petite fille et laisse Brewen s’occuper du nettoyage.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Mar 21 Aoû - 10:17



hersent a écrit:
« Elle est en vie !!!! Et elle a de la voix la petiote »

Hersent ferme les yeux, sourit puis rit:

C'est une fille!!! Une fille! C'est merveilleux, Coxy a de la chance...j'aimerais tellement avoir une fille...

La petite merveille s'est mise à crier...en effet elle de la voix et du coffre! Cela promet pour les nuits à venir. Hersent rouvre les yeux et se tourne vers les deux hommes, les regarde s'affairer autour du bébé, ils sont en train de le nettoyer. Spectacle absolument magnifique s'il en est. Elle prend la main de Coxy, la serre doucement et lui dit:

Coxy...c'est une petite fille, elle est superbe. Tu as réussi ma Coxy...Il serait heureux de te savoir aussi courageuse. Dès que Légo et Brewen en auront fini avec le bain de la petite, je viendrai te la déposer sur toi pour qu'elle prenne sa première tétée.

Elle s'adresse ensuite aux deux hommes:

Vous m'appelez quand vous en aurez terminé avec le bain de la mignonne! Je la mettrai contre sa mère pour qu'elle puisse téter et prendre des forces.

Elle vérifie le poul de Coxy...tout semble bien aller, la respiration est calme, régulière. Son amie se réveillera dans une heure ou deux.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Mar 21 Aoû - 10:19

Légolas apporte le bébé, c’est une petite fille, et la trempe délicatement dans l’eau du bain après en avoir testé la température. Il me montre comment faire, me prodiguant quelques bons conseils auxquels j’acquiesce. Le blondinet me tend ensuite le linge afin que je me lance dans l’aventure de « Martine Mini-Poxy prend un bain ».

Accroupi devant le baquet, je frotte tout d’abord le linge et le pain de savon ensemble puis place un bras dans le dos du bébé tout en prenant bien soin de maintenir sa tête afin qu’elle ne parte pas en arrière. Je passe le linge savonneux sur sa tête doucement, sans appuyer, frottant les quelques cheveux du nouveau né… cheveux plutôt blonds bien entendu… Je m’attarde ensuite sur les épaules puis les bras, le ventre et les jambes, pour ôter, le sang, et le liquide visqueux qui recouvre sa peau.

Cela fait, je rince le savon toujours délicatement, et, en prenant soin de ne pas noyer la fillette ou de l’asperger. Il faut dire que ce n’est pas très pratique. Pour bien faire, il faudrait deux autres bras.


Et bien, deux bras de plus ne serait pas de refus, laver cet enfant est aussi stressant que jouer à la soule dans une échoppe de vaisselle.

Je souris en regardant la fillette.

Elle est belle…

Et quand bien même on dit que tous les bébés sont beaux, celui-là l’est tout particulièrement à mes yeux. Et j’ose croire que son futur sera meilleur que ne l’est son présent.

Je reporte mon regard sur l’herboriste d’Airain tandis qu'Hersent s'occupe de Coxynel.


Y a-t-il autre chose à faire ? Vous la tenez pour la mettre dans la serviette ou vous voulez que je le fasse ?

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Mar 21 Aoû - 10:20

Manon, incarnée par Coxynel


[1er février 1460- Entre bras chaleureux, bain bouillonnant aux huiles essentielles et massage aux pierres chaudes… ou presque… ]


Je continue d’hurler dans les bras du blondinet, je lui montre mes amygdales tellement je pleure. Mais c’est dur de découvrir du jour au lendemain qu’on est une fille et pas un petit garçon, sans compter que j’ai froid et faim.

Citation :
« Elle est en vie !!!! Et elle a de la voix la petiote »

Oh ben oui je suis vivante, blondinet…

Je renifle un petit peu, tremblotant de larmes, ma lèvre inférieure encore toute frémissante, et prête à émettre des sons mélodieux à nouveau dés lors que je me sentirais contrariée.

Mais c’est gentil de dire que j’ai de la voix… peut-être que je serai chanteuse plus tard !

Et le joli blond de continuer à me parler avec sa voix douce. Je l’aime bien, il est rassurant, lui.


Citation :
« Tu as faim peut-être ? Mais il faut d’abord que je te lave et après on te préparera un gros biberon de lait »

Je voudrais hocher de la tête pour lui faire comprendre que j’ai faim. Parce que ça fait plusieurs jours que je n’ai pas mangé pour ne pas embêter maman, trop occupée à être triste.

D’abord me laver ?
Oui, c’est pas de refus parce que vraiment, je ne suis pas très présentable là puis j’ai le teint un peu rouge, ce n’est pas très seyant pour une petite fille.
Et dans mon lait, Légolas, tu pourras rajouter une goute de l’eau jaune qui pique… Même que, Maman, et bah Maman, elle dit que c’est de la tisane qui bulle mais je ne sais plus comment elle appelle ça ! Je crois que ca commence par un B. J’agite mes méninges… C’est pas la Béné, parce que la Béné ca pique pas, c’est pas du calva, parce que le calva ca pique pas.
C’est pas du Champagne même si ça pique.


Mes traits de visage se crispent et je pousse un cri alors que mes jambes touchent le liquide chaud du bain.


Citation :
« Tu n’aimes pas le bain mais pourtant, il faut te laver »

Mais non, Légolas, j’aime bien le bain. En fait, ça me rappelle quand j’étais encore au chaud dans le ventre de maman. C’est rassurant… Mais c’est juste que je ne trouve plus le nom de la boisson qui pique et qu’il faut rajouter dans mon lait. Tu connais toi peut-être ?

On me lave, on me savonne. La crasse disparaît de ma peau, laissant une bonne odeur sur ma peau… qui se flétrit. Voilà que la mèche ambulante aux jolis yeux s’y met aussi à me frotter. Il a les mains douces, il est gentil aussi. Deux garçons rien que pour moi…
Je renifle encore une fois, agacée tout de même, de ne trouver le nom de la boisson qui mousse et que l’on doit rajouter dans mon lait. D’ailleurs, c’est quoi le lait ? Je n’en ai jamais mangé, je crois.

Et le ténébreux de me dire que je suis belle… J’inspecte mon petit poing fermé et mes doigts… Au contact de l’eau ma peau à un aspect bizarre. Je ressemble à un petit Gremlins… une jolie Gremlins alors ! Je plonge mes petits yeux bleus dans ceux du brun.

C’est gentil, même que t’es pas mal non plus, tu sais.


Eureka !
De la bière !
C’est de la bière qu’il faut rajouter dans mon lait !

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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Mar 21 Aoû - 10:28



Légolas a écrit:
Alors qu’Hersent était en train d’annoncer la bonne nouvelle à la maman toujours endormie, Légolas observe Brewen en train de laver la petiote et il faut dire que le jeune homme s’en sort très bien. Le bébé s’était même calmé. Peut-être que la petite fille adore les bains, qui sait ? Le blondinet se retourne quand l’Asiatique dit qu’elle déposera la petite pour qu’elle prenne sa première tétée mais le jeune Elfe pense que Coxynel n’aura pas la force pour la tenir dans ses bras, sans parler qu’elle n’est toujours pas réveillée.

Le jeune Herboriste se met à rire quand Brewen dit qu’il faudrait une autre paire de bras. Il est vrai que ce n’est pas si simple que ça de rincer le linge tout en maintenant le bébé dans l’eau. Comment font les mères ? Peut-être qu’elles ont l’habitude. Une fois la petite fille lavée, Brewen demande ce qu’il faut faire, que Légolas répond.


« Oui, je vais la prendre pour la sécher pendant que vous alliez chercher des vêtements. En même temps, allez chercher un biberon ou quelque chose avec lequel on pourrait lui faire boire du lait », et se retourne vers sa Consoeur.

« Hersent, je ne sais pas quand Coxynel sera réveillée. La petite doit avoir faim et je ne pense pas qu’elle attendra que sa mère soit réveillé pour prendre sa tétée. Il faudrait peut-être lui donner le biberon pour la faire patienter. De plus, Coxy n’aura peut-être pas assez de forces pour tenir sa fille dans ses bras »


Légolas sait qu’il n’y a rien de mieux que le lait maternel pour un bébé mais il vient d’argumenter pour ne pas laisser la petite avoir faim trop longtemps. Il espère que Brewen trouvera un biberon pour dépanner.

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Coxynel
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Mar 21 Aoû - 10:29



hersent a écrit:
« Hersent, je ne sais pas quand Coxynel sera réveillée. La petite doit avoir faim et je ne pense pas qu’elle attendra que sa mère soit réveillé pour prendre sa tétée. Il faudrait peut-être lui donner le biberon pour la faire patienter. De plus, Coxy n’aura peut-être pas assez de forces pour tenir sa fille dans ses bras »

Arff, crotte de bique, elle avait oublié ce détail mais qu'à cela ne tienne, elle avait une solution pour que l'adorable petite fille puisse goûter au lait maternel.

Mince, Légo j'avais oublié que Coxy était encore endormie. Bon, on va employer les grands moyens, on n'a pas le temps de chercher un biberon dans la demeure, d'autant que c'est compliqué pour trouver la petite "poche" pour fermer le récipient. En plus, va traire en pleine nuit une chèvre! Y a pas à tortiller, faut mettre la petite merveille au sein de Coxy. Remarque les regards inquiets des deux hommes et sourit Vous savez, les bébés trouvent d'instinct le sein de leur mère alors faites confiance à cette charmante damoiselle, à la douce voix de troubadour. Tout en parlant, elle observe Légolas en train de sécher la petite fille de Coxy et polibe, elle est un peu impatiente tant elle a envie de tenir le bébé dans ses bras. Quand la séance du séchage est achevée, elle tend les bras vers Légo pour qu'il lui confie l'inestimable trésor, elle prend contre elle l'enfançon, l'admire et lui murmure de tendres mots:

Ma toute belle mignonne, tu es adorable, je sais que tu as faim et que tu as envie de boire. Ta maman est encore endormie alors il te faudra être très courageuse...comme ton papa. Ta maman ne pourra pas te prendre tout de suite dans ses bras, alors, je vais te déposer sur son ventre, tout à côté de son sein. Tu verras, tu sauras tout de suite quoi faire mais je t'aide un peu, mon petit trésor d'amour, il faudra que tu prennes entre tes lèvres un des tétons de ta maman, tu aspireras bien fort et là...un liquide tiède arrivera dans ta bouche. Et ne t'inquiète pas, je serai là, près de toi, pour veiller à ce que tu ne tombes pas. On attendra toutes les deux le réveil de ta maman.

Hersent dorlote tendrement la petite fille de son cher Capitaine Royal, elle se rappelle le jour où il avait tenu Arthur, son fils, dans ses bras, elle se rappelle de son regard tendre sur son bébé...il aurait eu un regard encore plus intense si seulement...Elle éloigne ses tristes pensées et dépose doucement le bébé sur le ventre de Coxynel endormie, elle lui maintient avec douceur le dos puis guide les petites lèvres du bébé vers le sein le plus proche. Puis c'est le miracle de la vie, la petite fille se saisit du sein nourricier et aspire fortement le téton pour en extraire le colostrum, ce liquide particulier des premiers jours d'allaitement.

Elle se tourne vers Brewen et Légolas:

Pour la fabrication de plusieurs biberons, faudra s'en occuper rapidement ou alors se mettre en quête d'une bonne nourrice.

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Manon
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MessageSujet: Re: Journal d'une Maman pas comme les autres   Mar 21 Aoû - 10:30

Manon, incarnée par Coxynel



[1er février 1460- "Venez comme vous êtes".]



Emmitouflée dans des serviettes douces comme des nuages – même si je ne sais pas si un nuage est doux ni même ce qu’est un nuage – j’inspecte le monde dans lequel je vais évoluer dorénavant. Les grands discutent de biberons, Maman dort toujours et Papa a déserté avant tout ce carnage et mon petit ventre gargouille. La dame brune à la voix douce me prend dans ses bras. Je vais pour pleurer un coup, c’est que j’étais bien, moi, dans les bras du blondinet aux beaux cheveux !

Alors je pleure, je pleure et je pleure… encore et encore. Pleurer, j’aime bien puis j’ai pu remarquer durant ces quelques heures que lorsque je pleure, j’attire l’attention. Je pleure et hop on me cajole. La preuve en est ! La dame brune à la voix douce me câline avant de me poser sur le ventre de Maman et de m’orienter vers le sein maternel.

J’exerce une légère succion sur le mont en posant de chaque côté mes petits poings serrés… Y a à manger là dedans ? Et là tout s’illumine alors qu’un petit liquide tiède et sucré se glisse entre mes lèvres. C’est plutôt bon et ça réchauffe. Je jette un œil à la petite montagne nourricière. Y aura toujours à manger là et dés que j’aurais faim, à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit ? Parce que oui dans mes yeux de nourrisson, je ne vois qu’un gros M, un gros M comme Mc Maman où je trouverai toujours à manger et ça c’est rassurant.

Après plusieurs minutes à téter comme une acharnée, je suis rassasiée et me laisse bercer par les battements du cœur de Maman. Mes paupières frémissantes s’abaissent lentement alors que mon esprit vogue vers les limbes du sommeil.

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